Les mauvais régimes : à éviter absolument !


Les mauvais régimes : à éviter absolument !







Tous les régimes ne sont pas bon à prendre



Il est facile de perdre du poids mais attention à l’effet Yo-Yo !

Si la moitié de l’humanité souffre de faim, l’autre ne rêve que de combats contre l’obésité et de régimes à répétition. Un peu de bon sens s’impose : la plupart des régimes sont épuisants et vains.
Ne tombez pas dans le piège de ceux qui vous promettent la perte rapide de quelques kilos…que vous reprenez plus vite encore ! De plus, nombre d’entre eux peuvent s’avérer dangereux pour votre santé.


Fortement déconseillés

Ananas-pamplemousse
Ce régime préconise la consommation excessive d’ananas et de pamplemousse, sous le prétexte erroné qu’ils seraient « mangeurs de graisse ».
Il n’apporte aucune protéine et conduit donc à une fonte musculaire qui peut se révéler dangereuse.

Les régimes dissociés
Là, il s’agit de manger de tout ou presque, mais pas au même moment.
Par la consommation exclusive d’un seul produit (foie gras à volonté mais sans pain) au cours d’un repas, c’est la saturation rapide de l’appétit qui est visée.
Citons en vrac les méthodes : « Antoine », « Shelton » ou « Montignac ».
Plutôt efficaces à court terme. Souvent, le retour à une alimentation normale en fait perdre le bénéfice. Ces régimes, sont de plus, peu compatibles avec une vie sociale normale.

Les régimes d’exclusion
Ils consistent à supprimer un ou plusieurs aliments énergétiques. Les plus connus sont la méthode « mayo », qui exclut les aliments sucrés, les féculents, les laitages et les graisses, les méthodes « Atkins » et « Hollywood » (consommation exclusive de fruits et légumes)…
La perte de poids en début de régime peut s’avérer importante, mais les aliments supprimés sont source de nutriments indispensables et les risques de carence en vitamines, protéines et minéraux, sont élevés. Déséquilibre et monotonie, quand ce n’est pas une fonte musculaire et fatigue extrême, ils conduisent souvent à l’abandon du régime et à une prise de poids.


Déséquilibrés

Les diètes protéinées
Basées sur la consommation de poudres ou de boissons à base de protéines d’origine animale et/ou végétale (50 à 100grammes de protéines par jour, soit 200 à 400kcal), elles connaissent un grand succès car elles permettent de limiter la fonte musculaire. Les protéines rassasient rapidement et même coupent l’appétit – ce qui aide à supporter les rations très hypocaloriques recommandées.
La consommation d’aliments tels que légumes, fruits et produits laitiers est réintégrée pour certains repas. Parfois, des compléments vitaminiques et minéraux sont nécessaires. Il est enfin indispensable de boire de grande quantités d’eau, afin d’éviter des problèmes métaboliques.
Incompatible avec une activité physique. Cette approche présente l’inconvénient de ne pas remettre en cause les comportements alimentaires antérieurs et là encore, les kilos reviennent au galop à l’arrêt du régime.

L’effet « soupe »
Il consiste à consommer aux repas principaux une simple soupe de légumes frais (celle aux choux est la plus connue!), ni mixée, ni moulinée pour provoquer la satiété. Le reste de l’alimentation se compose d’aliments maigres et riches en protéines (fromage blanc ou yaourt à 0%, poisson et viande maigre). Des compléments sous forme de gélules ou de tisanes (thé vert, ananas, queue de cerise) sont censés accélérer la perte de poids et l’élimination des graisses.
Ce régime dure 7 jours suivi de une semaine de stabilisation.
Il permet bien sûr de perdre du poids, mais, comme avec tout régime très hypocalorique, la reprise de poids est inévitable.

Weight Watchers
L’objectif est de faire maigrir la personne non pas rapidement, mais sur le long terme, de façon équilibrée et sans causer de frustration. A chaque aliment correspond un nombre de points fixés sur la base de sa teneur en lipides et en calories. Chaque personne, selon son poids, son sexe et son âge, a droit à un certain nombre de points sur la journée. L’association Weight Watchers fournit des documents permettant de consommer des menus équilibrés.
Les résultats sont bons, en général, car la personne est soutenue par des réunions (groupes, entretiens individuels ou par correspondance).
La démarche peut apparaître un peu obsessionnelle ou culpabilisante pour certains et les animatrices ne sont, hélas, jamais des professionnels de la nutrition !

La véritable alimentation « minceur » n’exclut aucun aliment, ni aucun repas.
Tout est question de dosage et d’équilibre !

Vous avez dit yo-yo ?
Les régimes restrictifs, rapides, et déséquilibrés, qui abaissent le poids au-dessous de la « normale » font perdre de la masse maigre (musculaire), laquelle sera, à la première occasion, remplacée par de la masse grasse (tissu adipeux). Confronté à un phénomène qui, même appelé « régime », ressemble comme deux gouttes d’eau à un épisode de famine, l’organisme réagit en facilitant le processus de mise en réserve ; il n’est plus besoin de lui donner beaucoup pour qu’il se mette à stocker !
Quelle que soit la volonté des personnes qui le suivent, les régimes à répétition conduisent donc paradoxalement à une prise de poids : c’est le phénomène du « Yo-Yo »

Quelques mois, oui ! Une semaine, certainement pas !
Le temps est une donnée majeure du régime. Du moins, si vous ne voulez pas mettre votre santé en danger. Un régime rapide et drastique fait certes perdre de la graisse, mais aussi de l’eau et du muscle. Or, les muscles ne sont pas qu’une affaire de force, ils consomment des calories.
Plus on en a, plus on en brûle.
Développer la masse maigre au détriment de la masse grasse est favorable à la minceur.

Oublier les « calories vides »
Comme on ne peut pas prétendre se maîtriser 24 sur 24, il faut apprendre à « grignoter » intelligent.
La précaution élémentaire consiste à ne pas avoir chez soi des produits faciles à consommer, très énergétiques mais qui n’entraînent pas la satiété (les divers chips et aliments gras-sucrés).
Et, tant qu’à craquer, autant choisir des aliments (laitages ou fruits par exemple) qui permettent de moins manger au repas suivant et de calme la faim de façon durable.

Tout changement de comportement alimentaire s’aborde avec prudence : c’est-à-dire progressivement et dans la durée.